Lettre août 2026
Mis
à jour le
12-Aoû-2026 17:09
Un jour peut-être une fourmi dans mes bras ?
En attendant je suis toujours GrantAnt
Le travail des pompiers en face des feux de forêts "un travail de fourmis" (France2 TV, jeudi 30 juillet 2026)
Éteindre l'incendie, un long travail de fourmi qui va... durer. TF1, le 31 juillet 2026.
On a entendu le crissement des fourmis sur France Inter mardi 4 août 2026 vers 10h50, dans Grand bien vous fasse : Pourquoi les sons de la terre nous apaisent ? Avec Jérôme Sueur du Muséum de Paris. On dit aussi qu'après un incendie de forêt les premiers animaux à réapparaître sont les fourmis.
Les 3S dans l'actualité avec les chaleurs extrêmes de ces derniers temps : Stimuler, S'approvisionner en énergie et Soutenir ses capacités à long terme. Alors je propose Soldates, Secours et Stridulations.
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Pour attirer les donneurs on mise sur les fourmis, par exemple sur France nature environnement

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García, F., et al. (2026). Description of a new desert-ant belonging to the Cataglyphis cursor group (Hymenoptera: Formicidae) from the Iberian Peninsula. ARQUIVOS ENTOMOLÓXICOS, 35: 47-84. C. mater sp. nov. Pdf
Résumé : Les espèces du groupe Cataglyphis cursor en Europe occidentale sont passées en revue, en accordant une attention particulière au matériel provenant de la péninsule ibérique. Cataglyphis cursor (Fonscolombe, 1846) se trouve à l'est du fleuve Rhône. Cataglyphis piliscapa (Forel, 1901) est limitée à la zone allant du nord-est de l'Espagne (Catalogne) au Rhône. Le reste du matériel ibérique étudié (provenant en grande partie du centre de l'Espagne) appartient à une nouvelle espèce endémique, Cataglyphis mater sp. nov. García, Cuesta-Segura, Espadaler, Vila & Menchetti, qui se distingue morphologiquement, génétiquement, éthologiquement et géographiquement des précédentes. Des analyses morphométriques, incluant l’élimination de la variance allométrique, une analyse en composantes principales, une analyse discriminante linéaire et une analyse de regroupement de Ward, ainsi que le séquençage ADN et la morphologie des organes génitaux, ont été utilisés afin d’établir le statut des populations du centre de la péninsule ibérique comme nouvelle espèce. Le diagnostic de la nouvelle espèce, par rapport à C. cursor et C. piliscapa, inclut une face ventrale de la tête quasi dépourvue de poils et une tête plus grande chez les ouvrières, ainsi que des organes génitaux externes très caractéristiques chez les mâles. Cette nouvelle espèce est particulièrement abondante sur le plateau nord de l’Espagne, apparaissant de manière sporadique dans d’autres zones de la péninsule, montrant une distribution allopatrique par rapport aux autres espèces du groupe C. cursor. Au total, elle a été collectée dans 125 localités de quatorze provinces, à une altitude comprise entre 610 et 1922 m s.l.m. Elle a été largement trouvée en sympatrie avec Cataglyphis iberica (Emery, 1906), une autre espèce aux besoins écologiques similaires mais appartenant au groupe C. albicans. Avec C. mater sp. nov., 11 espèces de Cataglyphis Foerster, 1850 sont maintenant connues sur la péninsule ibérique, toutes sauf une (C. piliscapa) étant endémiques de l’Ibérie.
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Feitosa R.M. et al. From species descriptions to diversity patterns: the validation of taxonomic data as a keystone for ant diversity studies reproducibility and accuracy. Royal Society Open Science, [s. l.], v. 10, 1-17, 8 Fab. 2023. Disponível em: https://doi.org/10.1098/rsos.221170. Acesso em: 23 jul. 2025. Pdf
Les résultats de la recherche en sciences naturelles doivent être comparables et reproductibles pour améliorer efficacement notre compréhension des modèles écologiques et comportementaux. En ce sens, les frontières du savoir dans les études sur la biodiversité sont directement liées à la recherche taxonomique, en particulier dans les régions tropicales riches en espèces. Ici, nous analysons les informations taxonomiques disponibles dans 470 études sur la diversité des fourmis brésiliennes publiées au cours des 50 dernières années. Notre objectif était de quantifier la proportion d'études qui fournissent des données suffisantes pour valider l'identification taxonomique, d'explorer la fréquence des études qui reconnaissent adéquatement leur histoire taxonomique et d'étudier les principales ressources pour l'identification des fourmis au Brésil. Nous avons constaté que la plupart des études sur la diversité des fourmis brésiliennes (73,6%) indiquaient explicitement les méthodes utilisées pour identifier leurs spécimens. Cependant, la proportion d'articles qui fournissent des données complètes aux institutions de dépôt et aux spécimens à l'appui est extrêmement faible (5,8%). En outre, seulement 40,0% des études ont constamment présenté les autorités taxonomiques et les années de description, faisant rarement référence à la publication taxonomique correctement. À son tour, le nombre de spécialistes et d'institutions consultés pour l'identification des fourmis au Brésil a augmenté ces dernières années, ainsi que le nombre d'études qui expliquent leurs procédures taxonomiques pour l'identification des fourmis. Nos résultats montrent un changement entre les générations en ce qui concerne la reconnaissance de la taxonomie comme une science fondamentale, approfondissant notre compréhension de la biodiversité. Pdf
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Christian Peeters (1956-2020). A collection of anecdotes from some of the many he influenced (2021). Asian Myrmecology, 13, e013008, 2021, 9 pages. Pdf

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Noms de fourmis
Gouraud C., Garrin M., KAG, Aghesse T., Kergoat L. 2026. Myrmécofaune de Bretagne (Hymenoptera, Formicidae) : proposition d’une liste de noms communs en langues française, gallèse et bretonne. Invertébrés Armoricains, 26, 48 pages. A découvrir. Pdf
Peu étudiées, inventoriées et collectionnées, soumises à une systématique longtemps restée confuse, les fourmis ont reçu peu d’attention de la part des naturalistes jusqu’à récemment. Bien qu’ils soient omniprésents et familiers, en France, peu de noms communs ont été attribués à ces hyménoptères. Avec l’essoufflement de l’usage des langues et dialectes régionaux, nous avons pu perdre trace d’éventuels noms communs ou vernaculaires anciens. Aujourd’hui, les deux langues régionales parlées en Bretagne bénéficient d’une nouvelle attention auprès de la population et des acteurs des politiques publiques. Elles sont désormais considérées comme un héritage culturel à transmettre aux générations futures. Ce contexte encourage les naturalistes à collecter les noms vernaculaires et communs d’espèces existants et à les valoriser. La création de nouveaux zoonymes en langues gallèse et bretonne apparaît également nécessairepour faciliter l’emploi des langues régionales en les appliquant aux domaines naturalistes, à l’éducation à l’environnement et à la démarche de sensibilisation du public de manière générale
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Ant responses to climate change. From Individuals to Ecosystem Services
Les chapitres du livre : 
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Le Congrès international de l'IUSSI se tiendra à Fribourg, en Allemagne, entre le 16 et le 20 août 2026. Il réunira chercheurs, praticiens et passionnés du monde entier pour explorer les dernières avancées et découvertes dans le domaine de la socialité des insectes. Les participants pourront s'attendre à un large éventail de présentations, d'ateliers et de discussions mettant en lumière les recherches de pointe sur les insectes sociaux, notamment les fourmis, les abeilles, les termites et les guêpes. Organisé par Judith Korb. Pas de français dans les invités pour les sessions pleinières. Invités : David Barachi, Jeremy Field, Sara Kocher, Yahya Al Naggar, Joana Kulmuni, Yuko Ulrich (Ooceraea biroi).
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Le scolyte des baies de café et les fourmis (merci Max Huber, 8 août 2026)
- Le scolyte des baies de café privilégie ses ennemis naturels, les fourmis. Les fourmis occupent les fruits perforés par le ravageur et peuvent étendre la lutte biologique dans les plantations de café ombragées. Cultivar 28 juillet 2026.
- Pas besoin des humains : au Mexique, le coléoptère qui ravage les plantations de café est chassé par des fourmis locales. Science et Vie, 5 août 2026.
Morris, Jonathan R. 2026. “ Indirect Niche Construction: A Coffee Pest Facilitates Its Own Ant Natural Enemies.” Ecology 107(7): e70463. https://doi.org/10.1002/ecy.70463. Pdf
Le scolyte des baies de café peut créer un abri pour des fourmis capables de s'en nourrir. Cette interaction a été observée dans une plantation de café biologique ombragée du Chiapas, au Mexique. Le chercheur Jonathan R. Morris a découvert sept espèces de fourmis à l'intérieur de fruits perforés par Hypothenemus hampei. Cinq d'entre elles présentaient des signes de reproduction à l'intérieur des fruits. Cette découverte révèle un effet écologique inhabituel : le ravageur lui-même modifie son environnement et favorise les populations de ses ennemis naturels.
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La symphonie du vivant, sur France Culture, par Aurélie Luneau, lundi 10 au vendredi 14 août 2026 à 14h, 30 min. Organisation des bancs de poissons, des fourmis. Avec Guy Théraulaz et le physicien Clément Sire. Ils parlent de l'abeille de Fukushima, de la biodiversité remarquable des forêts et des alliances invisibles du vivant, des fourmis aux lemmings arctiques, du papillon Morpho. Et avec Olivier Blight (voir plus loin).

L’abeille de Fukushima, dans le silence des radiations.
Comment la vie sauvage résiste-t-elle à la radioactivité à Fukushima ? L'éthologue Mathieu Lihoreau partage ses recherches sur les abeilles et les frelons dans cet environnement contaminé, révélant des altérations de leurs capacités cognitives. Treize ans après la catastrophe nucléaire de 2011, la zone d'exclusion de Fukushima offre un paradoxe saisissant. Si l'activité humaine a cessé, laissant place à une nature luxuriante et une biodiversité foisonnante, l'environnement demeure imprégné de césium 137. Cette pollution invisible impose aux chercheurs des protocoles stricts, combinant mesures radiométriques constantes et protection individuelle pour étudier l'impact de cette radioactivité chronique sur les espèces locales. "C'est un lieu à la fois fascinant, il y a des animaux partout, la nature est luxuriante, il y a des grands arbres, pourtant nous savons que cet environnement est totalement pollué." explique Mathieu Lihoreau, éthologue au CNRS. "On est en permanence en train d'observer notre compteur Geiger ou d'autres instruments de mesure qui nous permettent de connaître la dose de rayons ionisants que notre corps subit en permanence."
L'abeille mellifère, sentinelle de l'écosystème
Pour évaluer la résilience de l'écosystème, les chercheurs utilisent l'abeille domestique comme espèce bioindicatrice. Ce choix s'appuie sur une connaissance millénaire de l'espèce, dont les capacités cognitives complexes, malgré un cerveau minuscule, permettent d'étudier avec précision les mécanismes d'apprentissage. "Nous utilisons l'abeille mellifère, celle qu'on cultive pour produire du miel, comme une espèce sentinelle nous permettant d'étudier les effets des radiations sur le vivant. Comme on observe cette espèce depuis des millénaires, il nous est possible de comprendre des mécanismes vraiment très en détail." explique Mathieu Lihoreau.
Les abeilles, placées dans des ruches expérimentales au sein de la zone contaminée, deviennent ainsi des outils de mesure pour déceler les effets des radiations sur le comportement animal."C'est un phénomène qui est analogue à une communication symbolique : c'est une communication qui passe par le déchiffrage d'un code, ce qui est très peu répandu dans le règne animal." Avec l’éthologue Mathieu Lihoreau, directeur de recherche au CNRS
Les fourmis, une symphonie sans embouteillage.
Comment les fourmis parviennent-elles à optimiser leurs trajets et à éviter la congestion de leurs circulations ? L'écologue Olivier Blight et le géographe Didier Josselin examinent ce modèle naturel d'intelligence collective pour améliorer les mobilités humaines. Une colonie de fourmis repose sur une structure matriarcale où les individus, principalement des ouvrières, assurent la survie du groupe par une division du travail précise. Cette spécialisation, souvent corrélée à l'âge des insectes, permet une gestion efficace des tâches, de la défense du nid à la recherche de nourriture. La communication chimique, via les phéromones, demeure le levier principal de cette intelligence collective, permettant aux fourmis de s'orienter, d'identifier leurs congénères et de coordonner leurs mouvements avec une précision remarquable.
Expertes en optimisation des flux
Au-delà de leur comportement biologique, les fourmis fascinent les chercheurs en géographie pour leurs capacités naturelles d'optimisation. Leurs déplacements, dictés par la recherche de nourriture et la signalisation chimique, révèlent des stratégies proches de celles utilisées pour réguler les réseaux de transport humains. L'analyse de ces flux permet de comprendre comment ces insectes parviennent à minimiser les congestions et à maintenir une efficacité collective constante, offrant ainsi des modèles inspirants pour l'aménagement urbain.

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Des fourmis comestibles au Brésil, Arte vendredi 7 août 2026, avec la farine de manioc, il en faut beaucoup, sans doute des sexués d'attines. Voir Fourmis comestibles

Voir aussi . Merci Jacques Delabie (8 août 2026)
Le paquet : 
C'est en effet un mets très prisé au Brésil, surtout dans certaines populations: indigènes, quilombolas (=nègres marrons du Brésil) et chez les petits agriculteurs. Ce sont les abdomens des femelles d'Atta capturées au moment du vol nuptial que l'on fait griller dans une poêle, et qui ont un goût de cacahuète. Note qu'en Colombie et au Mexique (et sans doute d'autres pays d'Amérique Latine), c'est un aliment beaucoup plus populaire qu'au Brésil et surtout très cher, au moins en Colombie.
Je te joins la photo d'une sympathique vendeuse de "Hormigas Culonas" (="fourmis au gros derrière"), vendues pour leurs propriétés sous-disant aphrodisiaques, et qui viennent de l'Etat de Santander, dans une rue de Bogota en janvier dernier. Ainsi que celle d'un paquet des ces fourmis que j'ai acheté pour mettre dans la collection. Je n'ai pas cherché à les identifier (leur état ne le permet sans doute pas), mais il s'agit certainement d'Atta colombica.
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Garcia F., Cuestas-Segura A.D., Espadaler X. 2026. Notes on Iberian parasitic Plagiolepis Mayr 1861 ants, with the first Iberian records for Plagiolepis ampeloni (Faber, 1969) (Hymenoptera: Formicidae). Notas sobre las hormigas Plagiolepis Mayr, 1861 parásitas en la península ibérica, las primeras citas ibéricas para Plagiolepis ampeloni (Faber, 1969) (Hymenoptera, Formicidae). Graellsia 82 (1-2) enero-diciembre 2026, e818 ISSN-L: 0366-0176, eISSN: 2253-6167 https://doi.org/10.3989/graellsia.2026.v82.818. Pdf
Le genre de fourmis Plagiolepis Mayr, 1861, comprend cinq espèces parasites sociales de P. pygmaea. Deux de ces espèces, Plagiolepis grassei Le Masne, 1956 et Plagiolepis xene Stärcke, 1936, étaient déjà connues dans la péninsule ibérique. Dans cet ouvrage, une troisième espèce parasite, Plagiolepis ampeloni (Faber, 1969), est ajoutée. La répartition connue des trois espèces parasites de Plagiolepis qui habitent la péninsule Ibérique est examinée et de nouvelles citations sont présentées. La morphologie de toutes les espèces est discutée et une description plus précise de toutes les castes de P. grassei est proposée, car une description formelle de l’espèce n’a jamais été publiée. On parle aussi de P. pyrenaica.
Le 7 juillet 2026 j'ai demandé à Luc Passera ce qu'il pensait de cet article. Sa réponse : "Cet article que tu me signales. Il me ramène bien loin dans le passé ! Lorsque j’ai trouvé des sociétés de Plagiolepis avec des grassei j’ai bien sûr communiqué avec Le Masne. J’ai fais mes petites recherches concernant la biologie. Elles sont été publiées sous mon nom ou en collaboration avec Serge et Laurent. Bien sûr j’ai fait remarquer à Le Masne qu’il n’avait jamais publié la description morphologique de grassei. Comme à son habitude, Le Masne avait des tas de notes enfouies dans un tiroir. Ma trouvaille l’ayant sans doute réveillé, il m’a proposé de reprendre ensemble la description de la bestiole. Je me suis beaucoup investi dans ce travail, les échanges ont été nombreux…mais il y avait toujours un petit quelque chose qui retardait la fin du travail. C’est typique de la façon dont travaillait Le Masne : la recherche de la perfection. Et comme elle n’existe pas puisqu’on peut toujours faire mieux, le travail reste inachevé enfoui dans un classeur. C’est ce qui s’est passé avec ce grassei. Je ne suis pas du genre à insister. De guerre lasse j’ai abandonné et la description n’est jamais parue. Je l’ai beaucoup regrettée car la bestiole devait porter nos deux noms et surtout c’était pour moi une fierté de publier avec ce myrmécologue que j’admirais tant. J’ajoute que tout ceci se déroulant en 1968 bien avant l’irruption de l’ordinateur de bureau dans nos laboratoires, les diverses ébauches étaient consignées sous forme manuscrite ou dactylographiée. Elles remplissaient les classeurs suspendus…abandonnés lors du départ à la retraite. Le travail de Garcia et al. est le bienvenu. Il souligne la contribution devenue essentielle des Investigador independiente comme se nomment Garcia et Cuesta-Segura. Nous avons les nôtres de ce côté des Pyrénées. Je pense bien sûr à Claude Lebas ou Galkowski. Ainsi vont les choses quand les institutionnels qui disparaissent ne sont plus remplacés… C’est une autre histoire ! "
Voir aussi Georges Le Masne. 1956. Recherhes sur les fourmis parasites. Plagiolepis grassei et l'évolution des Plagiolepis parasites. Bull. Soc. Ent. Fr, 13 août 1956. Pdf
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Après les feux, le lent retour de la forêt : « On a le sentiment qu’il n’y a plus du tout de vie, mais en réalité il y en a encore », par Perrine Mouterde, Le Monde 19 juillet 2026. Voir Feux de forêt
« Quand il vient juste de se produire, c’est très impressionnant, voire inquiétant, raconte-t-elle. On a le sentiment qu’il n’y a plus du tout de vie mais en réalité, il y en a encore, même si elle est cachée. Il y a des racines encore vivantes qui vont faire des rejets, des graines qui ont été protégées par les cônes des résineux. »
« Si le feu est d’intensité modeste, il peut presque être bénéfique pour la biodiversité, ajoute Marco Moretti. Il remet les horloges à zéro et offre des possibilités aux plantes et aux insectes qui ont besoin de lumière. » Dix ans après le feu qui a touché la forêt de Loèche, dans les pré-Alpes, en 2003, ce chercheur a observé que la zone incendiée comptait neuf fois plus d’espèces d’insectes menacées d’extinction (abeilles sauvages, sauterelles, capricornes…) que la forêt voisine. « Certains insectes ont besoin de zones brûlées pour se reproduire en déposant leurs œufs dans la cendre encore chaude ou dans des champignons qui ne poussent qu’après un incendie, décrit-il. Ils repèrent les feux à des kilomètres et ils arrivent. »
Sur France Inter mardi 4 août 2026 vers 10h50, dans Grand bien vous fasse : Pourquoi les sons de la terre nous apaisent ? Avec Jérôme Sueur du Muséum de Paris. On dit qu'après un incendie de forêt les premiers animaux à réapparaître sont les fourmis.
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Une super éclipse solaire le 12 août 2026
Delye en 1973 avait observé
le comportement des fourmis Cataglyphis dans le désert saharien
lors d'une éclipse de soleil (Delye 1974). Tant que l'éclipse
est partielle, les ouvrières déplacées expérimentalement
prennent la direction de leur nid avec la même precision que les jours
normaux. Quand le soleil
est totalement occulté, elles restent immobiles.
Lors de la dernière
éclipse totale de soleil on a observé que les abeilles cessent
brutalement toute activité. C'est donc bien l'intensité lumineuse
et non l'heure du jour qui guide leur activité.
Voir Le Monde (2018). Le silence des abeilles pendant l'éclipse. Le Monde
17 octobre 2018
En 1991, des chercheurs ont observé une modification de comportement chez l'araignée Metepeira incrassata. Chez cette espèce, les araignées ont pour habitude de détruire leurs toiles chaque soir pour la reconstruire au matin. Or, durant l'éclipse, ces araignées ont démonté leurs toiles, comme si la journée était déjà terminée, et l'ont reconstruite sitôt l'éclipse terminée. Chez des araignées dont les toiles étaient artificiellement éclairées pendant l'éclipse, ce comportement n'a pas été observé.
En 1984, c'est le comportement de chimpanzés d'un centre de soins qui a été soigneusement étudié. Le temps de l'éclipse, les singes se sont regroupés au sommet d'une structure d'escalade et ont porté leur attention vers le soleil. Corps tourné dans sa direction, tête en l'air.
George W. Uetz, Craig S. Hieber, Elizabeth M. Jakob, R. Stimson Wilcox, David Kroeger, Andrea McCrate, Alison M. Mostrom (1994). Behavior of Colonial Orb-weaving Spiders during a Solar Eclipse. Ethology, 96, 24-32. https://doi.org/10.1111/j.1439-0310.1994.tb00878.x
Délye, G. Observations sur le comportement de la Fourmi Cataglyphis bicolor (Fabricius) lors d'une éclipse totale de soleil. Ins. Soc 21, 369–379 (1974). https://doi.org/10.1007/BF02331566. Pdf
La fourmi Cataglyphis bicolor utilise pour se diriger des repères topographiques et des repères célestes: soleil et plans de polarisation de la lumière de la voûte du ciel.
Cette espèce a été observée pendant l'éclipse totale de soleil du 30 juin 1973.
Tant que l'éclipse est partielle, les ouvrières déplacées expérimentalement prennent la direction de leur nid avec la même précision que les jours normaux. Quand le soleil est totalement occulté, elles restent immobiles.
Plusieurs hypothèses sont envisagées pour expliquer cette immobilité: photocinèse, réaction à une modification brutale de l'environment, impossibilité de détecter les plans de polarisation à cause du faible éclairement de la voûte céleste.
Eclipse du 12 août 2026 : Comment les animaux réagissent-ils à une éclipse ? Rainettes, coqs, faucons... L'éthologue Jean Lescure raconte les comportements qu'il a observés chez ces espèces lors de l’éclipse solaire du 30 juin 1973, alors qu'il était au Suriname.
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Une belle sculpture de fourmi jardinière à Antichan-de-Frontignes (Hte-Garonne 31). Merci Luc Passera 4 août 2026. Voir Sculptures.
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Atlas régional des fourmis de Loire-Atlantique (44) et Vendée (85). Voir le site. Photos de Pierre Chevillard. Les espèces du moment. 77 espèces trouvées et 23 espèces jugées comme présentes. 2 206 observations. Voir Répartition fourmis en France
Les fourmis d'Indre-et-Loire selon Christian Cocquempot : 92 espèces "Oui 92 sp en Indre-et-Loire ça me parait extraordinaire et je ne m'y attendais pas du tout. Je pense qu'il doit y avoir une dizaine d'espèces supplémentaires notamment des commensales et des urbaines ainsi que quelques espèces de niche écologique particulière." (mail du 2 août 2026) Voir la liste du 30 juillet 2026 - Et celle du 24 avril 2025.
Fourmis de Dalmatie
Galkowski, C., A. Lenoir, E. Perdereau & S. Dupont (2026). Notes on some ants from Dalmatia, Croatia (Hymenoptera: Formicidae). Osmia, 14: 27–36. https://doi.org/10.47446/OSMIA14.4. Pdf
L’article présente une liste d’espèces de fourmis observées lors d’un voyage à Seget Donji, une localité sur la côte adriatique de la Croatie, en avril 2023. Au total, 30 espèces sont présentées, avec de brèves notes sur leur écologie et leur distribution. Une de ces espèces, Tapinoma magnum, est signalée pour la première fois en Croatie.
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Monomorium carbonarium à Saint Sever dans les Landes selon Christophe Galkowski (2 août 2026) : "Sur le chemin, on s'est arrêté à Saint Sever dans les Landes, pas beaucoup de fourmis mais Monomorium carbonarium qui rentre dans des maisons, à la recherche de petits débris à grignoter. Un témoignage, les Monomorium sont allées chercher les croquettes du chat directement dans la poche, et quand on verse les croquettes remplies de fourmis dans l'écuelle, le chat ne veut pas les manger. Voilà une première victime directe de la prolifération de ces fourmis ...." Voir Monomorium
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Un travail de fourmi ! Spectacle Cie du Tout Vivant, 55 min, région de Bordeaux. Jeu : Frédéric Périgaud et Élise Servières ou Ingrid Bellut. Conception et mise en scène :
Thomas Visonneau. Déjà signalé en 2022. Voir Spectacles
Deux myrmécologues (spécialistes des fourmis) rencontrent le public pour ce qu’ils pensaient être une opération de comptage (opération au cours de laquelle les personnes présentes sont censées répertorier les fourmis présentes). Commence alors une curieuse vraie-fausse conférence sur les fourmis, leur monde, leurs habitudes, leurs symboliques… un vrai travail de fourmi, en somme !
Les insectes sont très éloignés de nous mais nous entourent et restent plein d’enseignements ! Il y a une préoccupation enfantine à se demander comment les choses se passent sous terre, dans les arbres, dans les murs, quand la pelouse se transforme en forêt et un tas de terre en ville géante. Un travail de fourmi, c'est un spectacle renseigné et renseignant, qui parle à tout le monde et... de tout le monde!
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Découvrir et protéger nos abeilles sauvages, de Nicolas Vereecken, Glénat 2018. L'auteur est titulaire d'une Chaire d'Agroécologie à l'Université Libre de Bruxelles.
Un livre à découvrir en ce moment avec la chaleur et la sécheresse si vous vous intéressez aux abeilles solitaires et bourdons et à la protection des pollinisateurs. Comment faire des hôtels à insectes. La liste des fleurs pollinisées, les attirer, les plantes nourricières à privilégier.
Tandis que le déclin de l’abeille domestique a déjà fait l’objet de nombreux débats, publications et actions, celui des abeilles sauvages, tout aussi alarmant, est plus longtemps passé sous silence. Or, ces insectes – environ 20 000 espèces au niveau mondial et pas loin de 900 en France – figurent au premier plan parmi les pollinisateurs.
Mais qui sont les abeilles sauvages ? Comment vivent-elles ? Où les trouver ? Comment les observer ? Les reconnaître ? Et comment les aider ?
Le spécialiste Nicolas Vereecken répond à ces questions avec des textes accessibles à tous et de très belles images les montrant dans leur environnement, dans les différentes phases de leur cycle de vie, et dans toute la diversité qui les caractérise. Il nous explique également, dans une partie résolument pratique, comment chacun peut, à sa mesure, participer à la sauvegarde de ces insectes attachants et ô combien utiles, au jardin ou au balcon. Sont détaillés les différents modèles de nichoirs à installer en fonction du type d’abeille que l’on souhaite attirer, les plantes nourricières à privilégier….

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Menchetti Mattia, et al. (2026). "DNA Barcode Reference Library for European Ants: A Roadmap for Phylogeography and Species Discovery." Molecular Ecology Resources 26(3): e70135. Pdf
Trois genres ou espèces particulièrement étudiés : Stigmatomma, Leptanilla et Crematogaster scutellaris.
RÉSUMÉ Les bibliothèques de référence ADN à codes-barres fournissent des outils utiles pour l’identification des spécimens, mettant en évidence les nouvelles espèces potentielles et détectant celles introduites. Ici, nous présentons une bibliothèque complète de codes-barres ADN pour les fourmis européennes et, afin de remédier aux lacunes linnéennes, wallacées et darwiniennes de ce groupe, nous fournissons une liste de contrôle mise à jour, des données de distribution, des cartes de diversité génétique mitochondriale et des arbres génétiques mitochondriaux. La faune de fourmis européennes est ici établie pour inclure 55 genres et 650 espèces (dont 587 indigènes, soit 9,2% introduites), dont une espèce nouvellement recensée en Europe et des citations inédites pour 26 espèces provenant de 11 pays. Notre jeu de données génétique comprend 6530 séquences de COI géoréférencées (62,1 % de novo) pour 506 espèces (77,8 %) de tous genres. En moyenne, 12,9 séquences ont été obtenues par espèce, et 209 espèces ont été séquencées pour la première fois. Nous avons généré des estimations de distance génétique intra- et interspécifiques, 52 arbres au niveau du genre, des cartes de diversité génétique mitochondriale et de spécimens pour 384 espèces, ainsi que des réseaux d’haplotypes pour 289 espèces, disponibles dans l’Atlas V1.0 « The Mitochondrial Genetic Diversity Maps of European Ants ». Nous estimons que 56,3 % des fourmis européennes sont monophylétiques par rapport au gène COI et peuvent être identifiées sans ambiguïté par codage ADN, bien que la performance varie considérablement selon les genres. Nous avons observé des niveaux modérés de partage de codes-barres (19,3 %) et de présence dans l’écart de codes-barres (47,6 %), ainsi que des niveaux élevés de divergences intraspécifiques (jusqu’à 17,9 %). Ces résultats reflètent probablement à la fois des facteurs biologiques et opérationnels et mettent en lumière l’existence de taxons cryptiques potentiels ainsi que la nécessité de révisions taxonomiques. Le cadre présenté ici vise à faciliter la recherche future, la découverte d’espèces et la conservation des fourmis européennes.
Travail super intéresssant. Une nouvelle approche la systématique, plus besoin de voir les animaux, on peut même les identifier à partir de fécès.. Mais heureusement il y a des amateurs qui font encore de la faune classique (C. Lebas et C. Galkowski) en France, en Espagne des Investigador independiente comme Garcia et Cuesta-Segura, et parmi les pro B. Seifert, un allemand.
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Plus d'infos sur le stage à Banyuls 2026, le site (Photos Abel Bernadou) :
et vallée de La Massane : 